GS Ent’Raid 2018 - MotoTrail - GS Ent’Raid 2018

GS Ent’Raid 2018

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CR Maroc : Partie I

Je vous passe l’arrivée par avion à Malaga où je récupere ma moto descendu en remorque par Zone Voyage par Nico Lesort au volant de son 4×4.

En bateau pour Tétouan

Le réveil sonne à 6h, nous avons 170 km à faire ce matin pour aller prendre le bateau, passer la frontière et rejoindre ensuite Tétouan, point de départ de notre aventure. Le passage de frontière est assez impressionnant, Nicos et Fred vont découvrir que leurs motos n’avaient pas été enregistrées comme ayant quitté le Maroc l’an dernier, début des discussions et négociations pour eux. Pour moi les formalités se font plutôt rapidement, sauf que ça bloque avec un douanier qui vérifie ma moto, aie !!! que se passe t’il ? Les papiers que j’ai remplis moi-même et la plaque ne sont pas les mêmes, j’ai mis un C au lieu d’un G. Discussion entre collègues, une petite rature pour corriger et il me laisse passer.

Après une petite heure, je suis enfin au Maroc, je me voyais déjà resté planté là. Je suis un peu choqué de voir tous ces gens agglutinés sur le bas-côté. Certains essaient de passer sous les grillages pour rejoindre l’Espagne.

Nous passerons la nuit au Dreams ‘s Hôtel à Tetouan, nom évocateur pour le véritable départ de cette belle aventure.

C’est parti

Pleins faits, nous partons en groupe du centre-ville pour commencer à suivre notre trace. Je suis équipé, 2 téléphones, un GPS, et un lecteur de roadbook fabriqué avec un boitier de cassette vidéo. Comment pourrai-je me perdre ?

C’est une très belle journée, nous découvrons de magnifiques paysages, verdoyants, entre mer et montagne. Je suis le rythme du groupe, je me rassure et me sent plutôt à l’aise sur les pistes assez roulantes avec quelques passages techniques. J’adore la descente avec les virages en épingles. Quelques chutes déjà pour certains qui se sont engagé dans des ornières bien profondes.  L’entraide commence à s’organiser, on s’aide à relever les motos. Il faut rouler à vue et bien lire le terrain, même si les pistes sont roulantes, elles sont parsemées de petits pièges.

La pause déjeuner se fera à la terrasse d’une épicerie dans laquelle nous achetons nos boites de sardines et maquereaux.  Nous sommes au cœur de la cordillère du Rif, berceau de l’agriculture marocaine, nous devons rejoindre Issaguen (appelé aussi Ketama).

point de rdv est à l’entrée d’Issaguen à la station essence où nous attendent le chef et les 4×4 d’assistance, j’arrive en retard avec Eric car mon moteur s’éteint à plusieurs reprises, c’est un problème au niveau de la sécurité de la béquille.

Je perds à nouveau le groupe coincé derrière un camion qui fait une manœuvre et bloque la route. Je suis un peu sous le choc, la ville est plutôt sale, la route est en terre battu jonché de détritus, la place grouille de monde, le boucher à ciel ouvert fait étalage de sa viande et à allumer un barbecue, je ne me sens pas très à l’aise, seul, harcelé par les vendeurs de rêve.

Tout le monde fini par se regrouper et nous devons trouver un endroit pour notre bivouac, en effet, l’équipe marocaine, partie en en avance, a choisi un endroit selon des standards hôtelier un peu différents des nôtres. Après un petit moment de tension, nous trouverons un endroit plutôt sympa à côté d’une rivière. Les tentes sont rapidement installées, après un bon repas, tout le monde se mets au lit, le réveil sonnera à 6h demain matin.


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