GS Ent’Raid 2018 CR suite Partie I - MotoTrail - GS Ent’Raid 2018 CR suite Partie I

GS Ent’Raid 2018 CR suite Partie I

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Nous allons maintenant rejoindre une piste rocailleuse, je me régale, je rejoins l’ensemble du groupe en fin de matinée, nous devons rebrousser chemin et prendre une autre piste car à priori la suite de notre trace est impraticable. Nous ferons une pause pour manger nos boites de sardines et maquereaux en plein soleil, il fait beau et chaud, très chaud.

La descente nous révèlera des paysages superbes avec des petites oasis qui ponctuent le bord de cette piste qui est devenue rougeâtre et qui nous laisse découvrir de nouvelles montagnes à chaque sortie de virage.

Nous continuons notre descente vers le Sud du Maroc et planterons nos tentes à Alnif. Bivouac trouvé après avoir passé quelques galets et un petit banc de sable. J’aime bien cet endroit. Un cavalier nous rendra visite avec un superbe cheval et un autre le lendemain matin et quelques-uns d’entre nous auront même le plaisir de changer de monture. Après une petite soirée tranquille, avec le luxe d’allumer un feu de bois, tout le monde ira au lit relativement tôt.

Il fait déjà chaud ce matin, nous frôlerons les 40° dans la journée.

Au passage du contrôle, les policiers nous offrirons le thé. Vers midi nous faisons la pause à l’ombre d’un palmier, nous nous rafraichissons au puit, nous imbibons d’eau nos chèches. J’ai du mal à manger tout mon pain avec mes maquereaux au piment, je n’ai pas très faim avec cette chaleur.

On reprend la route, Yan me rattrape en klaxonnant, mon sac à dos à la main, je n’ai plus de cerveau, j’avais posé mon sac sur ma selle et je suis parti comme ça. Je me reconcentre, le reste de la route va être belle, très sèche, très roulante, mais on mange du sable et de la poussière.

Nous finirons par descendre des marches dans lesquels je suis super à l’aise, aurai-je progressé, je ne sais pas, mais je suis plus sûr de moi.

Je fais une petite pause photos et je terminerai seul la route jusqu’au Pacha, route formée de bosse qui font comme des vagues. Traversée d’un beau village avant d’arriver chez Le Pacha, l’endroit va me plaire, très belle piscine, chambre joliment décorée et le barman a mis des Casablanca au frais. Nico qui s’est blessé bêtement en chahutant au dernier bivouac, plus de peur que de mal, nous rejoint et va pouvoir récupérer tranquillement.

Après un apéro sympa au bord de la piscine, un bon repas servi à l’extérieur, nous sirotons un digestif et rejoignons nos chambres, cette journée de récup tombe à point nommé.

Une journée de récupération largement méritée

Nous passerons une partie de la matinée à nettoyer et retaper les motos, je démonte le filtre à air, mais il n’est pas trop encombré. L’après-midi ce sera sieste dans la chambre plus ou moins longues pour les uns et les autres, fin d’après-midi tout le monde commence à se regrouper autour de la piscine. Nous passerons encore une belle soirée tranquille.

Départ ce matin, avec un problème de synchro de nos montres, en effet, les marocains ont changé d’heure cette nuit pour le ramadan. Moi je suis à l’heure, mon téléphone a changé automatiquement, je rejoins ceux qui sont debout depuis 1h déjà. Ce matin nous naviguerons au cap, rdv au point 428 à Oualed Driss pour rejoindre le WP429 18km plus loin. Je fais route avec Laurent et le Boucanier. Nous ne prenons pas la même direction que les autres, mais je fais confiance à Laurent qui nous fait contourner la dune par l’Est.

Je me plante dans le sable, pas assez de gaz, j’aurai du mieux lire la piste et ne pas suivre les traces de roues des 4×4, Mehdi m’avait pourtant briefé la veille.

Je recommence et m’ensable jusqu’au sacoche. Laurent et Michel me sortent de ce mauvais pas. Je rendrai la pareil à Michel quelques min plus tard. Je commence à comprendre le sable, mais je décroche Michel et Laurent qui roule plus vite que moi et je me fais doubler par Yan qui les rejoint, ils ne se rendent pas compte que ce n’est plus moi qui les suit….

Je fais route seul, je ne suis plus très loin, je suis le cap, mais pas la piste, je file tout droit dans un pierrier, mais c’est gérable, au bout de 10 min, les pierres sont devenues énormes, je m’en tape une de face qui me clou au sol, je remonte la moto, seul mais sans trop de difficulté, je suis dopé à l’adrénaline ! Je continue mon chemin au mental à travers ces grosses pierres, je le fais au courage, je n’en peux plus, je revis quand je vois mes amis à l’ombre d’un arbre à quelques mètres de moi.

Medhi vient à ma rencontre, pour me guider et me faire emprunter le chemin le plus facile pour les rejoindre. Je poserai la moto à 10 mètres d’eux je n’en peux plus, je suis cuit. Finalement je ne suis pas le dernier, je m’inquiétai pour rien. Nous attendons encore quatre ou cinq personnes et les 4×4. Mehdi et Yan décident d’aller voir où sont les retardataires, mais ils n’iront pas bien loin.

En effet, Medhi pose l’Africa Twin sur une pierre qui va casser en plusieurs morceaux son carter d’embrayage. C’est la merde, on bricolera pour protéger la moto et la charger derrière le 4×4 d’assistance.

Fin de partie pour Mehdi. Fin de partie bientôt aussi pour grand Fred, son embrayage a décidé de lâcher. Tractage, remorquage, et moto confié à des garagistes locaux qui nous ont interpellé sur la route, ils y a plusieurs garages plantés dans cette rue et ils se battraient presque pour faire les réparations, rude concurrence entre eux.

Medhi et Fred, passant de longues minutes au téléphone, avec leur assistance, assurances et autre contact. Le verdict tombe, ils doivent tout les deux partir pour Casablanca en camionnette. Nous continuerons sans eux notre remontée vers Marrakech.

Dure journée, nous enchainerons sur plusieurs crevaisons, dont Lolo qui devra réparer sur le bord de la piste, la GS Entr’aid se remet en route, nous sommes tous avec lui pour l’aider, en plein soleil, mais tout le monde prend plaisir à aider dans ces moments là.

Nous dormirons à Tazenakht dans un hôtel typiquement Marocain. Je ne fermerai pas l’œil avant 2h du matin, on sent la ville en ébullition, c’est un va et viens de camion incessant, un mouton sous notre fenêtre va bêler pendant de longues minutes, le boucher a organisé un barbecue juste en face de l’hôtel, nous ne fermons pas les fenêtres à cause de la chaleur, mais je finirai pas m’endormir avec ses bruits qui semblent s’éloigner tout doucement.

Fin de la 1ère partie, to be continued…

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