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Le Hard Défi Tour de la Team  » Les saucisses sur Tétines » – Une expérience Hors Norme!

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Pour notre team, Les Saucisses sur Tétines, le HDT a commencé dès fin 2020 lors de l’annonce de l’ouverture des inscriptions au 1er Janvier 2021… Il a d’abord fallu trouver les personnes intéressées et d’un niveau suffisant et homogène, puis un nom de team, puis chauffer tout le monde pour pouvoir s’inscrire dès 0h01 le 01/01/2021…

« et on a bien fait ! »

La majorité de la team (6 personnes/motos prévues) s’est inscrite dans les 15/20 premières minutes de l’ouverture des inscriptions…

« Bonheur ! »

Cela nous permettrait de partir parmi les premiers le jour J, et donc de pouvoir avoir une plage horaire plus importante pour finir la première journée qui est la plus longue.

Cette année, HDT Xtrem : Samedi 362km (Classic), Dimanche 298km (Xtrem), annoncés à 80% Hors Bitume, avec des parties très techniques, ça promettait un gros niveau !

On a donc trois Ténéré 700, une 701, une 701 rallye et une KTM 990 Adv.

La préparation

On s’est tous entrainés, chacun de notre coté, étant de partout en France, à nos rythmes de vie et contraintes près, à faire des parties techniques, avoir le cul vissé sur la bécane ou les pieds sur les reposes pieds 10 à 12h par jour… 

On a modifié les bécanes, pour qu’elles soient les plus faciles et moins fatigantes possibles, rallonge de biellette d’embrayage, modification de chasse, choix des pneus :
Enduro ou équivalent, ne connaissant pas les conditions météo que l’on allait avoir… Réservation du camping et organisation des outils à emporter sur chaque moto etc… tout y est passé.

3 semaines avant l’évent, un participant se flingue une cheville au retour d’un trip de 10 jours en France… Un autre intéressé de la team s’inscrit à la place, on commence déjà les imprévus… avant d’avoir commencé à rouler…

Les 2 semaines avant, un autre déménage et n’a pas le temps de préparer et prévoir les pièces pour sa moto, je prends le relais pour qu’il ait des pneus et des chambres sur place.

La veille au soir, rappel des conditions d’accès et des chèques de cautions et pièces justificatives à donner etc…

On se retrouve sur place (Camping Le Moulin de Serre) (7h de route pour ma part), on a bien les 6 mecs, les 6 motos, les 6 inscriptions (Numéro 035 pour mes 35ans 😃 ), les 2 emplacements de camping, les 6 balises Owaka… OUF !

Aller, on vérifie les outils, on change les pneus sur la moto du collègue retardataire, on a 60L d’essence sur place, toutes les motos sont pleines, toutes les pressions et ajustements sont fait, HOP, tout le monde au Contrôle Technique.

On passe sans encombre, et les 6 motos sont mises au parc fermé, jusqu’au lendemain matin au départ, il est 17h30.

Le soir, on check nos équipements pilote (le choix se porte sur tenue full enduro au vu des températures (27°C annoncés) et de la météo), bouffe, ravitaillement.

On parle stratégie de roulage, on développe la fameuse technique du « FlexiDrawer » (Roulage en Tiroir Flexible à la Sauce Saucisses)

On parle stratégie essence, avec les contraintes de chacun (le plus contraignant, la 990 avec ses 200km d’autonomie).

Nous sommes 325 au départ de l’Édition classique (le samedi), dont 250 inscrits pour l’Édition Xtrem qui dure le dimanche.

Je check mon téléphone. Frederic Christophe, un copain de T7 également inscrit à l’évènement mais pas dans notre team, a un souci…

« WHAT ? On laisse pas un copain dans la merde ! »

Je l’appelle, il répond pas. Je le cherche partout sur le camping, j’arrive à le retrouver aux tables de diner. Il m’explique que la remorque a basculé au cul de la voiture, avec sa T7 attachée dessus, que le timon s’est vrillé, et qu’il a trainé la T7 comme ça à l’envers sur une dizaine de mètres 😢😭

Il ne sait pas s’il pourra prendre le départ, à cause du choc, tout le train avant, le guidon, les commandes, sont tordues… Ni une Ni deux… je rentre à notre emplacement et j’informe Les Saucisses sur Tétines.

On prend les caisses à outils, et on arrive à 3 sur la bécane machouillée…
En effet… réservoir, carénage, guidon… tout est entier, mais pas comme il faut.

On démonte tout le train avant, on réajuste tout, on vérifie tous les serrages ( on connait tout par coeur l’ayant fait 10 fois sur nos T7 respectives ), on demande à Frederic de s’assoir sur la brèle, juste pour ajuster la hauteur du guidon.Tout est ok, serré, controlé, du roulement de roue au guidon en passant par le freinage. Il prendra le départ le lendemain matin.

Apéro Repas Concert Génial le soir ! Merci l’orga !!

Briefing de James Simonin

Qui nous explique les contraintes horaires suivant les CP, les modifications sur les traces, les contraintes de déviations de dernier moment (flèches rouges HDT), les contraintes de barrières d’animaux pour le dimanche.

Briefing Owaka

Pour l’utilisation des balises GPS, alerte pb mécanique, alerte médicale etc… on se sent bien suivi et en sécurité.

Tout le team a du mal à dormir le soir, on est chauds comme des baraques à frites en plein été sur la plage à Biarritz… si on pouvait, on partait de nuit ! 😃

6h00 tout le monde debout : Hymne des Saucisses sur Tétines : Danakil- La Famille.
Direction petit dej, croissant, jus d’orange, café, nutella sur pain frais et confiture de fraise, je voulais beaucoup d’énergie pour cette première matinée.

« On s’équipe !  »

7h14 départ

Interdiction de faire tourner ou chauffer les motos jusqu’à 30 secondes avant le départ. Sur ce point, extrêmement déçu, en sachant que la première montée hard en off est à 150m du départ.
Prétexte de l’organisation : « Les autres n’entendront pas quand ils sont appelés ».
Réponse de ma part : « Mettez une vraie sono en 4 enceintes sur pieds sans fil devant la file d’attente, ça coute 150€ de loc le week-end ».

On avale sans souci les 102 premiers km jusqu’au CP1
ALERTE GENERALE

Mon Guillaume a une branche de 4cm de diamètre plantée dans le radiateur de refroidissement de sa T7, ça pisse le LDR… « MERDE ! »

Première galère… on mange en speed, on sort tous les outils, on tord, on taraude, on rebouche à la pâte bi composant rien n’y fait, on n’arrive pas à refaire d’étanchéité…
Il est contraint d’appeler l’assistance (très réactive) avec la balise Owaka, qui appelle dans les 2 minutes…

Abandon pour le samedi pour notre Guillaume… qui passe la journée dans le camion d’assistance. On a décidé de le surnommer « vieille branche » depuis ce moment là 😉 😃 


On continue, quelques chutes, la fatigue se fait ressentir, les 362km sont avalés sans grosse encombre supplémentaire… quelques chutes, quelques galère de passage, mais rien de fou…

A noter:
Le passage à gué où mon Valentin a posé la moto dans l’eau, et a pu la faire repartir de suite… OUF !
Le franchissement en déviation panneau rouge des 4 troncs d’arbre couchés, magnifiquement placés au milieu d’un single en descente assez raide, Magique !

« Bourbiers, marches, gravette, pierrier gros grain, lit de rivière, piste roulante, singles, beau paysages, tout y était…« 

On boucle le premier jour à 19h pétante soit 11h45 le tout avec 1h de tentative de réparation de radiateur à midi… On arrive le soir, Ampoules plein les mains, trempés, de sueur ou de gués ( 😃 ), moi j’ai mal aux cervicales, le casque adventure se fait lourd avec tout ce temps et ses km, le lendemain je prends le départ avec mon casque cross bien plus léger…

Assistance : Je révise entièrement les fixations de ma tête de fourche qui se sont desserrées avec les vibrations, nettoyage succinct des chaines, on essaie de mettre de l’essence dans les motos les plus vides pour arriver au premier point essence du dimanche sans encombre.
Les 5 motos repartent au parc fermé. Guillaume arrive avec le camion d’assistance. On descend sa brèle et on démonte tout.

On essaie de retirer toute la pâte bi composant qu’on a mis le midi. On essaie de refaire une étanchéité au radiateur, la nuit se rapproche, on est dans la merde…

Faut qu’il parte le lendemain matin…Je vois qu’on galère… on a une idée… on demande à Frederic, qu’on a dépanné la veille, s’il veut bien nous préter son radiateur, étant donné qu’il était inscrit que pour l’édition classique le samedi.

Dans un esprit de solidarité motarde exemplaire et admirable, il répond par la positive et nous amène sa T7 sur notre emplacement pour qu’on la démonte et récupère son radiateur. Il la récupèrera fin de semaine, entièrement révisée et pomponnée par Guillaume.

On file à la douche, on attrape un plateau repas, on discute un peu de la stratégie du lendemain, et on va se pieuter, sans demander notre reste… tout le monde a beaucoup mieux dormi ce soir là.

Dimanche, deuxième journée de roulage

Dimanche matin : 7h30 parc fermé, 8h– départ.
Sur les 250 inscrits à l’Xtrem, seuls 190 prennent le départ…

On fait 30km, attente de la team dans un single, notre Orel (Aurélien) a explosé sa chambre à air arrière, il n’a pas de démonte pneu pour démonter sur sa brèle (mutualisation des outils).

Il envoie (tant bien que mal à cause du réseau ravitaillé par les corbeaux dans ces contrées) sa position GPS à la team. Je pars avec un autre membre le dépanner, détour par la route. Les autres filent directement au premier point essence, (short en essence de la veille).

On fait 30km, attente de la team dans un single, notre Orel (Aurélien) a explosé sa chambre à air arrière, il n’a pas de démonte pneu pour démonter sur sa brèle (mutualisation des outils).

Il envoie (tant bien que mal à cause du réseau ravitaillé par les corbeaux dans ces contrées) sa position GPS à la team. Je pars avec un autre membre le dépanner, détour par la route. Les autres filent directement au premier point essence, (short en essence de la veille).

On répare l’ensemble sans encombre (30 minutes) mais avec une chaleur d’enfer, il a eu la bonne idée de crever sans un arbre autour, pas d’ombre.
On se retrouve à 2 groupes de 3, les autres ont filés jusqu’au CP1 (repas) et nous on cravache derrière pour essayer de rattrapper le temps perdu… des paysages sur les plateaux montagneux magnifiques, à des vitesses malsaines, des singles en dévers entre les arbres avant la pause de midi… magique.

On arrive au CP1, le premier groupe de 3 venait de finir de manger, on speed pour le repas, café et c’est reparti.

Dans l’aprem on a eu le ramassage d’une 1200GS qui a décidé de prendre la tangente sur un single en dévers et a chuté 10m plus bas.

Orel a abattu l’arbre qui retenait la moto pour pouvoir la dégager (elle était à l’envers), une grosse erreur de navigation de Romain, mon pot d’échappement qui a décidé qu’il ne devait plus être solidaire avec la moto (réparation express 10 minutes).

Je me fais une petite torsion de la cheville droite dans une sortie d’épingle à gauche et je « pose » la moto, la relève, et dans les dernier 10km, la fatigue se faisait vraiment beaucoup ressentir, les geste de pilotage ne sont plus précis, les pierres scellées et le gras font leur job et mon Valentin s’en met une belle et se fait mal au genou…

On arrive au Finish de l’Xtrem, il est 19h, on a mis 11h à nouveau.

On l’a fait !

L’orga nous remet les Stickers Finisher HDT 2021 Xtrem (Rouges), une poignée de main, ils récupèrent les balises Owaka et nous rendent les chèques de caution, un sachet pic nic pour le soir.

On charge les motos, on se débarbouille, on boit une bière, on se dit tous au revoir, bien contents, bien fatigués, et maintenant il faut rentrer !

6h de route plus tard, on est lundi matin, il est 2h, j’arrive chez moi à Aix en Provence, j’ai des images plein la tête…

 » J’ ai passé le week end à faire des trucs formidables, durs, et passionnants avec des gens que j’adore, avec une organisation impeccable, et je suis encore sur mon petit nuage, même 2 jours après…« 

Maintenant, je suis à l’affut des Photos que les photographes ont pu prendre sur le week end parce que je me suis appliqué sur quelques « figures » … 

Il faut nettoyer la moto, la remettre d’à plomb, améliorer ce qui a été vu pendant ces presque 700km de bonheur, pour être mieux la prochaine fois…


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