Rando trail extra-ordinaire, millevaches - MotoTrail - Rando trail extra-ordinaire, millevaches

Rando trail extra-ordinaire, millevaches

Partagez cet article

Le but de la rencontre est de faire le tour de Corrèze sur deux jours par les chemins avec de gros trails de plus de 240 kgs avec équipements voir +, et en autonomie, de s’entraîner pour de futurs aventures, et surtout voir du paysage !
Je ne raconterais ici que le j1, qui est déjà riche en péripéties.

La température est déjà un peu limite, nous sommes sur les derniers soubresauts de l’automne. Nous ne ferons qu’un tiers du parcours, mais ça, nous ne le savons pas encore.

Vu l’heure tardive nous déciderons de camper dans mon fourgon.

En effet , je suis venu en mode « lopette » comme on dit, le fait d’aller faire de la moto avec son fourgon et de la sortir au dernier moment.
Scrat lui aura fait 3h00 de moto sous la pluie pour arriver + 30 minutes à me suivre dans un froid glacial, dans le noir et le brouillard limousin.

Il est décidé de percer une aération dans la cloison du camion avec nos couteaux suisses, afin de pouvoir dîner au chaud, dehors le froid pique déjà.

image
image

Ce ne sera que le début d’un week-end de mamaillage et de situations très insolites et drôles.

Revenons en à l’essentiel, nous sommes venus pour rouler,  Samedi matin 9h, c’est parti ! 

Premières pistes, avec des feuilles piégeantes qui cachent pierres et ornières, et au meme endroit en été 3 mois plus tôt pour comparaison.

image
image

J’inaugure le festival des gamelles par la première:

Ce sera bien sur avec peu d’ incidence, souvent ces chutes sont à l’arrêt, le fait d’hésiter ne pardonne pas avec ce genre d’engin.

Voyez comment Scrat passera avec brio au même endroit :

A ce stade nous ne le savions pas encore, mais mon tracé nous emmenait vers une ancienne voie romaine étroite et pierreuse, et ou le demi-tour n’est pas possible avec de tels engins.
Sur les photos l’effet de pente ne se voit pas, mais ça gratte ! ça glisse ! … Nous baissons nos pressions à 1.2 bars, ça passe légèrement mieux.

Demi tour impossible… et puis, on est pas des lopettes non !
..oups..
Finalement nous mettrons un peu plus d’une heure pour faire 200 mètres.
A se pousser l’un l’autre, à gratter mètre par mètre.. il faut une bonne cohésion dans ce genre de situation, une organisation s’installe pour progresser, presque même une routine, des petites habitudes, par exemple Scrat, prévenant,fera toujours des rupteurs bizarres avant de tomber, quand le rupteur s’arrête, c’est bon, c’est qu’il est posé.
Scrat me pourrit deux ou trois fois avec sa roue arrière, mais je saurais lui rendre l’appareil un peu plus loin.
L’idée de s’aider d’une vache à même été évoquée.. puis vite balayée
Nous referons par endroit le pavage, le fond de forme du chemin bi-millénaire, défoncé, que les romains nous ont légués. Il en faudra plus pour nous faire perdre notre latin.
Arrivé en haut du chemin, un habitant rentrant son bois et ayant entendu toute l’opération (surtout les rupteurs ) nous regarde passer éberlué les yeux écarquillés..
Nous arriverons à faux la montagne, ou par zéro degré je demanderais à mon ami de bien vouloir m’asperger dans la fontaine du village avec un cône de chantier… jusque la tout est normal.
Nous serons accueillis royalement dans l’auberge du village, et pourrons nous réchauffer, bien que nous n’ayons pas encore eu vraiment froid.
Gérard, sentant le plan que nous accomplissions, nous proposera son aide avec son 4×4 au cas ou nous serions coincés quelque part durant notre séjour. Merci Gérard, d’ailleurs la prochaine fois on vient dormir chez toi !

 

Nous repartirons vers 13h30, enchaînant les chemins techniques, la motivation n’a pas disparue pour autant, et la fatigue de la poussette du matin semble oubliée.
Scrat prendra son dessert un peu plus loin, après m’avoir trop collé dans une bonne belle flaque.
Je n’ai malheureusement pas de photo de ce triste événement, aux dernières nouvelles il ne m’en veut pas.
Nous débouchons sur un centre de séjour abandonné, des jeunes qui ont l’aire trés trés cool, avec un camion portant fièrement un beau champignon sont en train de tirer des câbles, nous leurs demandons si nous pourrons passer la nuit sur place. Ils nous le déconseillent, il risque d’écouter de la musique toute la nuit. Je leur dis que c’est bien, qu’ils profitent,, et me dis qu’en effet il faut profiter de sa jeunesse pendant qu’on à la santé … .. nous reprenons notre route.
Il grésille, il fait de plus en plus froid, au fur et à mesure que nous montons le grésille du matin se transforme en neige, elle tient !

 

image
image
image

La Conduite devient extrême, à certains moment l’impression de sentir la piste, à d’autres nous avançons sur des oeufs.. La ktm passe mieux de par son centre de gravité plus bas. La tiger part en vrille au quart de tour de par sa masse haute, c’est un peu comme prendre des virages avec un camion benne dans un col alpin.

Je récupérerais miraculeusement la trajectoire à deux reprises !
Loin d’etre inconscient, cette avancée sur une pellicule de neige nous amusera beaucoup.
Nous finirons de traverser le plateau de millevaches en évitant soigneusement les zones natura 2000 et autres secteurs protégés, pour arriver sur cette fameuse descente sur meymac, admirez moi ce paysage :
image
image
La Descente sur Meymac se fera sans soucis, nous ne nous y attarderons pas, et déciderons de rentrer pour une deuxième nuit dans le camion, et surtout, une bonne fondue !
Sur la route du retour le thermomètre chutera a -11.

Laisser un commentaire